Alimentation et surpoids : quand la culture ramène sa fraise

« Finis ton assiette, sinon tu resteras tout petit ! » Pour nos grands-mères, bien (et beaucoup) manger était un gage de bonne santé. Seulement voilà, les temps ont changé, et le contenu de nos réfrigérateurs aussi. Malgré les efforts de nombreux parents pour donner à leurs enfants une alimentation saine et équilibrée, le spectre de l’industrie agroalimentaire n’est jamais loin, la tentation du fast-food non plus. Pourtant, comparée à nos voisins d’outre- Manche et d’outre-Atlantique, la France se situe dans un contexte bien moins critique concernant la santé de ses enfants. La chance que nous avons réside dans notre modèle alimentaire. Basé sur la commensalité1, il permet d’éviter pour l’instant les dérives rencontrées par les pays anglo-saxons. Mais pour combien de temps encore ? Malgré l’ancrage culturel profond de notre modèle alimentaire, force est de constater que les petits Francais s’arrondissent. Que faire ? Les mettre au régime ? « Sûrement pas ! », vous répondrait Mohamed Merdji. Pour lui, imposer à un enfant de compter ses calories ou de peser ses aliments est un non-sens contre-productif. L’alimentation ne devrait plus être abordée sous l’angle médical, mais culturel. Ce constat est l’une des bases du programme « Educ’Alim » mené par Mohamed Merdji et qui fait déjà ses preuves dans plusieurs écoles de Nantes et d’Angers. Retour sur cet acte quotidien et pourtant si important qu’est manger.